• Chapitre trente-et-un ▬ ❝ Tu mérites d’être aimé. ❞

    (source : link)

    (j'ai pas trouvé de gif correspondant à ce que je voulais, alors j'ai fait avec les moyens du bord //mur//)

    Une fois la douleur passée, Michiko se redressa, les yeux écarquillés.

    — Gaara, qu’est-ce que tu fabriques ?!

    Le jeune Kazekage, qui était toujours de dos jusque-là, se retourna vers elle. Il n’y avait pas de méchanceté dans ses prunelles, juste une sorte de détermination.

    — Je veux savoir si tu sais te défendre correctement.

    — Je suis chûnin, Gaara…

    — Oui, mais tu n’as même pas essayé d’esquiver ce coup.

    — Parce que je ne pensais pas que toi tu viendrais me taper dessus ! s’énerva la jeune fille.

    Gaara croisa les bras.

    — Prend-le comme si c’était un entraînement normal. Bats-toi sérieusement.

    Michiko battit des paupières.

    — Tu veux que l’on se batte ? Mais tu sais très bien que tu es beaucoup plus fort que moi.

    — Je ne te demande pas de m’envoyer à l’hôpital. Je veux juste pouvoir être un minimum serein lorsque je sais Konoha en danger.

    Sans laisser le temps à la jeune kunoichi de répliquer, il fit voleter de nouveau son sable.

    — Très bien, siffla Michiko. Mais je connais ton point faible, Gaara.

    — Ou du moins, tu penses le connaître, répliqua le jeune homme en faisant un geste de la main.

    Michiko composa quelques mudras et lança :

    Arashi no jutsu !

    Le vent se mit à souffler et la pluie à tomber. Michiko le savait, elle l’avait vu : Gaara ne pouvait plus se battre quand l’eau alourdissait son sable.

    Mais c’était une certitude qui datait de trois années environ. Lorsque la pluie s’arrêta, il était certes trempé, mais pas plus inquiet que ça : il n’avait pas bougé d’un millimètre. Ce qui poussa Michiko à se méfier. Elle se concentra sur les bruits qu’elle entendait, et, du coin de l’œil, elle vit Gaara frapper le sol de son pied. Alors, un bruit qui se fit d’abord lointain, se rapprocha. Michiko se retourna : une immense vague de sable arrivait. Par réflexe, elle s’en éloigna le plus possible, et recula à l’autre bout du terrain d’entraînement. Gaara tourna la tête vers elle, et expliqua :

    — Même si tu rends le sable que je transporte toujours avec moi inutile, s’il y en a dans les environs, je peux aussi m’en servir. Or ici, tu es dans un désert, un environnement qui m’est de loin favorable. Le seul avantage que tu tires de ton attaque est que, le sable de ma gourde désormais inutile ne peut plus me protéger automatiquement.

    La vague de sable approchait toujours lentement. Michiko réfléchit à toute vitesse : si elle utilisait à nouveau sa technique de l’orage, cela pouvait devenir dangereux pour elle, car la vague était désormais trop près, et si elle s’écroulait, alors Michiko pouvait se retrouver coincée en-dessous. Alors elle fit appel à une technique Fûton, pour gagner du temps :

    Fûton ! Atsugai !

    C’était une technique Fûton très dangereuse et dévastatrice, un souffle de vent qui pouvait détruire une forêt. Michiko savait que c’était peut-être trop, mais elle préférait cela que d’utiliser une technique inférieure mais complètement inefficace. Les grains de sable se dispersèrent, octroyant à Michiko de précieuses secondes de répit, durant lesquelles elle se mordit le doigt et, avec son sang, invoqua Hane, qui lui permit de s’élever plus haut, hors de portée de la vague de sable, debout sur son dos.

    Gaara fit de même, porté par un nuage de sable. Il agita alors un peu les doigts. La jeune fille sentit des picotements au niveau de son bras droit et de sa jambe. Elle tourna la tête et vit que le sable s’enroulait doucement autour de ses membres. Son cœur rata un battement. « Cette technique… il ne va quand même pas l’utiliser ? »

    Michiko jeta un regard par-dessus son épaule. Alors, son clone surgit de nulle part et, avec une nouvelle fois la technique de l’orage, alourdit le sable qui retenait son originale prisonnière, et celui-ci s’écrasa lourdement au sol. La jeune fille plia et déplia ses doigts, comme pour vérifier qu’ils étaient toujours en état de fonctionner.

    Gaara tendit son bras devant lui et dit :

    Suna Shigure !

    Une multitude de petites boules de sable foncèrent sur Michiko. Vu la vitesse de celles-ci, la jeune fille dût faire un bond gigantesque en direction du ciel pour les éviter, parce que Hane n’était pas assez rapide pour descendre suffisamment pour que Michiko ne soit pas touchée.

    Cependant, à peine se retrouva-t-elle sans appui sous ses pieds, qu’une autre boule de sable –plus grosse- vint toucher la jeune fille à l’épaule, à la vitesse d’un boulet de canon. Déséquilibrée, elle ne parvint pas à atterrir sur Hane et elle s’écrasa au sol. Elle regarda son épaule, qui la faisait affreusement souffrir. « Je crois qu’elle est déboitée… »

    Elle leva les yeux vers Gaara, qui la fixait d’un air impassible. Comme s’il la jugeait. En fait, c’était exactement ce qu’il faisait : c’était le juge d’un examen que Michiko devait passer.

    La jeune fille se remit debout.

    Gaara lui avait dit que son sable ne pouvait pas le protéger tant qu’il était coincé au sol par de l’eau. Il fallait en profiter. Cependant, Michiko se souvint d’un détail. L’eau n’était pas vraiment faite pour rester sous forme liquide, dans un désert. A cause de la chaleur, elle s’évaporait.

    « La chaleur… »

    Teion no jutsu ! Basse température !

    La jeune fille concentra sa technique au niveau du sol. L’eau qui y était présente allait geler, et le rester, jusqu’à ce que Michiko annule sa technique – ou ne soit vaincue.

    Elle appela alors Hane, afin de pouvoir revenir au niveau du jeune Kazekage.

    Elle sortit un kunai, et le lança sur Gaara. Le kunai passa juste à côté, le jeune homme n’eut même pas besoin de bouger. Il s’apprêta à dire quelque chose mais, juste à ce moment-là, le clone de Michiko, qui s’était cachée dans l’un des rares arbres présents, attrapa au vol le kunai que son originale lui avait, en réalité, lancé, et le renvoya sur Gaara, par conséquent dans son dos, là où était censé se trouver un angle mort de la vision.

    Cependant, on ne la faisait pas à l’un des cinq ninjas les plus forts du monde shinobi. Gaara se retourna et attrapa à son tour le kunai au vol.

    — Trop simple, dit-il. Mais bien tenté.

    Encore une fois, Michiko réfléchissait à toute vitesse. Elle avait une idée, mais elle répugnait à la mettre en pratique. « C’est… cruel… mais… il m’a dit de me battre sérieusement, alors… »

    Se résignant, elle concentra alors son chakra dans son œil droit, comme le lui avait appris Kazuki. Son œil bleu prit la couleur orange d’Himitsu. Elle s’attendait à recevoir un déluge d’informations, comme lorsqu’elle avait testé la technique avec son frère, mais cette fois-ci elle ne vit qu’une partie de l’enfance de Gaara. Ce qu’elle cherchait se trouvait là.

    Elle prit une grande inspiration et dit mentalement : « Pardon d’utiliser tes souvenirs contre toi. », composa quelques mudras et lança :

    Henge no jutsu ! Métamorphose !

    On voyant l’apparence qu’avait prise Michiko, le visage de Gaara exprima de la surprise pendant une seconde. Une seconde qui lui fut plus ou moins fatale : à nouveau, le clone de Michiko intervint, et avec toute la force qu’elle avait, elle donna un coup dans le dos du jeune Kazekage, ce qui entraîna celui-ci vers le sol, le clone le maintenant immobile jusqu’à ce que son originale revienne vers eux, et disparaisse.

    Gaara s’était déjà remis debout, et un sourire s’était dessiné sur son visage. Michiko, tenant d’une main son épaule qui lui faisait toujours mal, s’excusa à nouveau :

    — Pardon. Pour… pour la dernière technique.

    — Pourquoi tu t’excuses ? Tu utilises mes points faibles à ton avantage.

    La jeune fille s’approcha à nouveau, et se planta juste devant Gaara.

    — Je t’ai fait du mal. Lorsque je me suis métamorphosée, j’ai vu de la colère et de la tristesse dans tes yeux.

    Le jeune homme sembla un peu gêné.

    — Ne te préoccupe pas de ça, Michiko. Ce n’est pas grave.

    — Je ne comprends pas.

    — De quoi ?

    — Dans tes souvenirs, j’ai vu que tu l’adorais lorsque tu étais enfant. Tu l’aimais de tout ton cœur, ta mère. Alors… pourquoi ai-je pu lire des sentiments aussi négatifs dans tes prunelles ?

    — Tu lis dans les souvenirs ? Mais… tu n’as pas vu… la suite ? hésita le garçon.

    — Je n’ai regardé que la période qui… m’intéressait.

    Il soupira.

    — Tu as vu Yashamaru ? demanda-t-il.

    — Ton oncle, c’est ça ?

    — Oui. C’était la seule personne qui me témoignait de l’amour. Et, un soir, il a tenté de m’assassiner, ordre de mon père. Je… et ce soir-là, il m’a dit que ma mère ne m’avait jamais aimé. Que lui non plus ne m’avait jamais aimé. C’est là que j’ai changé. Lorsqu’un enfant, qui est déjà détesté, apprend que les deux seules personnes qu’il croyait l’aimer sont aussi ses ennemis… mon enfance n’a pas été des plus joyeuses, c’est sûr.

    Michiko battit des paupières.

    — Et maintenant, dit-elle, es-tu toujours aussi malheureux ? Ou te sens-tu aimé ?

    — Naruto m’a fait ouvrir les yeux. Ce garçon qui souffrait pour moi alors que je tentais de le tuer… Il a tout fait changer. Mais, continua-t-il, tu y as participé aussi, Michiko. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne pouvais pas te laisser te faire tuer, pendant la mission des bandits notamment.

    — Es-tu toujours aussi malheureux ? insista la jeune fille.

    — Non.

    Alors, la jeune kunoichi lui adressa un sourire, et recula d’un pas.

    — Tu ne mérites pas de souffrir encore, comme tu as souffert étant enfant. Tu mérites d’être aimé.

    — Merci, murmura-t-il.

    Il éleva ensuite la voix :

    — Nous devrions aller retrouver ton frère, sinon je crois qu’il me donnera en guise de nourriture pour les vautours.

    Elle acquiesça, annula sa technique de température qui maintenait toujours le sable de Gaara au sol, et ils reprirent la direction du village. En chemin, elle demanda :

    — Me fais-tu confiance maintenant ? J’avoue que je suis plutôt fière d’avoir réussi à te mettre par terre… mais sur un combat plus long je n’aurais pas gagné.

    — Comme je l’ai dit, je ne te demandais pas de m’envoyer à l’hôpital. Mais tu m’as prouvé que tu avais des ressources. Ton seul problème… c’est le Taijutsu.

    — Je ne m’aventure jamais au corps à corps.

    — C’est bien ce que je te dis. Mais ça peut devenir problématique, si tu as un adepte du Taijutsu en face de toi. S’il se rapproche trop près, tu es fichue.

    — Dixit monsieur qui, si Chiyo n’avait pas été là, serait en train de se faire dévorer par les insectes ? fit Michiko, une once de malice dans la voix, avant de reprendre son sérieux. C’est pour ça que, dès que possible, je me clone. Pour que mon double puisse m’aider dans ce genre de situation.

    — C’est une bonne idée, mais tu gaspilles pas mal de chakra en faisant ça.

    — Bon, d’accord, soupira-t-elle. J’essaierai de m’entraîner au Taijutsu dès que possible.

    — D’accord. Quand t’es-tu clonée, tout-à-l’heure ?

    — Lors de ma première technique d’orage. Le but premier de cette technique est de réduire la visibilité de l’adversaire, alors j’en ai profité pour me cloner à ton insu.

    Gaara ne dit rien pendant quelques minutes, pensif.

    — Tu ne maîtrises pas le Suiton, Michiko ? demanda-t-il enfin.

    Elle sembla surprise.

    — Non, mon affinité est le Fûton. Pourquoi ?

    — D’où sort la pluie, lors de ta technique d’orage dans ce cas ?

    — Un orage se créé en fonction de la température au niveau du sol, et au niveau de l’air en altitude. Et, en effet, en fonction de l’humidité.

    — Alors… ?

    — Je ne maîtrise pas le Suiton à proprement parler, mais dans certaines techniques –celle de l’orage par exemple-, je peux modifier l’humidité de l’air afin que la technique fonctionne. Dans le clan Anzai, reprit-elle, nos affinités dominantes sont le Suiton et le Fûton. Grâce aux gènes « Suiton » de mes ancêtres je peux, effectivement, modifier l’humidité. Mais ceux qui maîtrisent le Suiton pourront aussi avoir quelques aptitudes réservées aux utilisateurs du Fûton, comme les gros coups de vent dans la technique de l’orage. C’est une question de gènes.

    — Je vois. (Il redressa la tête) Oh, je crois que ton frère n’est pas très content.

    Kazuki, en effet, arrivait vers eux les sourcils froncés.

    — Qu’est-ce que vous fichiez ?!

    — Tout va bien, nii-san, répondit Michiko. Gaara voulait voir comment je me battais. On peut retourner à Konoha.

    — Attend, la coupa Gaara.

    Il interpella alors quelqu’un qui passait dans la rue.

    — Tu as encore mal à l’épaule, n’est-ce pas ? expliqua le jeune Kazekage, tandis que « quelqu’un », qui était manifestement ninja médecin, les rejoignait.

    L’inconnu toucha l’épaule de Michiko et dit :

    — Déboitée, hein ?

    Il tira alors le bras de Michiko. On entendit alors un petit craquement, puis il utilisa son chakra médical pour réparer les tissus intérieurs. La douleur s’évanouit et Michiko poussa un petit soupir de soulagement.

    Elle et Kazuki dirent au revoir à Gaara, puis repartirent vers le pays du Feu.

    ------------------

    J'crois que j'ai jamais autant décrit un combat //mur//... nan mais en vrai c'est trop dur de décrire un combat sans images pour expliquer l'action. D8


  • Commentaires

    1
    Mercredi 23 Juillet 2014 à 22:32

    Ouahhh ça me rassure c'était une sorte de test en fait ! Génial le combat en tout cas je trouve que tu les décris super bien, moi j'y arrive pas xD

    2
    Mercredi 23 Juillet 2014 à 22:39

    « moi j'y arrive pas » franchement, allons pleurer ensemble //mur// j'ai eu du mal à mettre ça par écrit, j'avais les images bien précises dans ma tête et tout, mais pour les mettre par écrit... xD

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    3
    Mercredi 23 Juillet 2014 à 22:50

    Si tu veux ;__________; /PAN/ Moi quand j'ai un combat en tête, c'est jamais au moment où j'écris, et je me dis "Faut que j'écrive ça comme ça", au final quand je le fais je me souviens plus alors je cherche je cherche, et je reste bloquée devant mon Word et au final je quitte tout et j'avance jamais ma fic ahah /PAN/

    4
    Jeudi 31 Juillet 2014 à 17:43

    Wooooooooh il était cool ce chapitre !! :DD Le combat était génial, c'était super bien détaillé je trouve ! *^* Et j'ai bien aimé la discussion de fin :3

    Bonne Inspi' pour la suiiiite ! :D

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