• Chapitre quarante-deux ▬ ❝  ❞

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    Michiko parvint enfin, difficilement, avec l’aide de Dai, à dégager Kazuki des gravats. Etant donné que lui et ses camarades étaient arrivés après, ils n’avaient pas pu bénéficier d’une miniature de Katsuyu pour leur protection. Dai s’en était tiré car il était à ce moment-là coincé entre Michiko et Arina, de fait a pu être protégé en partie par leur propre miniature de Katsuyu. Seul son bras gauche pendait mollement contre son flanc et du sang coulait sur son menton. Kazuki en revanche s’était déplacé, et il avait en partie fini sous les gravats.

    — Ça va vieux ? marmonna Dai en s’accroupissant près de son ami.

    Kazuki avait repris son apparence ordinaire dû à une perte de connaissance prolongée lors de l’explosion ; son visage était tailladé un peu partout, un filet de sang coulait du coin de ses lèvres et au niveau de sa tempe, et ses jambes ne formaient pas un angle très normal avec l’axe de son corps. Michiko fut donc profondément soulagée lorsqu’il fut pris d’une quinte de toux et qu’il ouvrit les yeux.

    Il porta une main à sa tempe avec une grimace. Il posa ensuite son regard sur Dai, sur Michiko, et enfin sur le village… ou plutôt les restes du village.

    — Mais… !

    Le jeune homme se redressa brusquement puis poussa un gémissement de douleur ; il avait appuyé sur l’une de ses jambes cassées. Michiko posa une main sur son épaule non blessée pour le retenir, tandis que Dai pinçait les lèvres.

    — Ils ont tout rasé ces enfoirés…

    Pendant ce temps, Arina s’était relevée, une lueur de fureur brûlant dans ses Sharingan. Néanmoins, elle écarquilla vite les yeux, de surprise.

    — Putain c’est quoi ça…

    — Quoi ?

    — Je ne sais pas ; je vois juste une vague immense de chakra, plus loin, dans la forêt, mais je ne sais pas ce que c’est… en attendant, je ne distingue plus rien dans le village…

    — Normal, il n’y a plus de village, marmonna Kazuki d’une voix rauque et cassée.

    Michiko sentit les larmes lui monter aux yeux. Entendre ces mots, ça faisait comme une claque. Plus de village. Plus rien. C’était comme une déchirure, l’effacement d’un pan entier de vie. Et d’ailleurs, ils devaient s’estimer heureux qu’il y en ait encore, de la vie…

    — Il faut qu’on aille voir si on a besoin de notre aide quelque part, fit Arina en balayant les débris du regard. Pour dégager les gens des gravats. Putain, je n’ose même pas imaginer les dégâts chez les civils qui étaient cachés chez eux…

    Kazuki fit un mouvement pour se remettre debout, mais ses jambes ne le portaient plus. Il poussa un grognement de rage. Dai tourna ses yeux gris vers lui.

    — On devrait retrouver Kumi et Miyu.

    — Fais donc, grommela le jeune homme, mécontent de ses blessures.

    Dai se redressa, jeta un coup d’œil aux alentours avant de s’éloigner à la recherche de ses camarades. Arina le suivit des yeux.

    — Il est plutôt bizarre ton pote, commenta-t-elle.

    Puis elle porta enfin vraiment son regard sur Kazuki, et elle capta qui c’était.

    — Mais… qu’est-ce que tu fous là ?! Je pensais pas que t’avais le droit de mettre les pieds au village ! Itachi ou Dei… enfin, Itachi se serait fait trucider pour ça !

    Le jeune homme ricana un peu, avant de répondre :

    — Itachi Uchiha était classé criminel de rang S dans le Bingo Book, moi sur le principe je ne suis pas recherché, c’est par choix que j’ai déserté, pas parce que j’ai exterminé mon clan. Néanmoins les déserteurs sont assez mal vus quand ils reviennent au village, alors non, sur le principe je n’ai pas vraiment le droit d’être là. Mais je ne pouvais pas laisser le village se faire attaquer par l’Akatsuki sans rien faire.

    — Comment as-tu pu savoir ?

    Il haussa les épaules.

    — J’ai été prévenu. Ainsi qu’une mauvaise impression…

    Arina haussa un sourcil, se demandant qui pouvait bien avoir l’idée de prévenir un petit groupe de personnes considérées comme ennemies du village. Ça ne pouvait être que quelqu’un au courant du rôle de Kazuki. Tsunade peut-être…

    La brune poussa un petit soupir.

    — Faudrait qu’on trouve les autres. Ça doit être la panique à l’emplacement de l’hôpital, fit pensivement Michiko, le regard perdu au loin. J’espère que Michiyo va bien…

    — Il lui en faudrait plus que ça pour y passer. Bon, euh, Kazuki c’est ça ? Tu fais quoi du coup ?

    — Oh, je ne sais pas, je vais planter des pâquerettes je crois, ricana-t-il à nouveau en faisant un vague mouvement vers l’une de ses jambes tordues.

    — Ah tiens, apparemment c’est une activité familiale ! sourit Arina en faisant allusion à une fois où Michiko avait également parlé de planter des pâquerettes.

    — On peut te soutenir jusqu’à l’hôpital, proposa Michiko à son frère, ne souhaitant pas tellement le laisser tout seul.

    — Non. Occupez-vous des villageois. Eita… enfin Dai va bientôt revenir.

    La blonde hocha la tête, avant de se redresser et de suivre Arina en direction des restes de l’hôpital.

    Elles marchèrent en silence un bon moment, constatant douloureusement les dégâts causés par Pain. De temps à autre, un corps émergeait des gravats ; heureusement la plupart des silhouettes remuaient, douloureusement, mais remuaient.

    — Heureusement que maître Tsunade a réussi à protéger tout le monde, soupira Michiko en essuyant un peu de sang qui coulait de sa joue.

    — Je me demande où est passé ce Pain. Il a quand même disparu sans laisser de traces.

    — Si tu veux mon avis, la masse de chakra que tu as vue n’y était pas pour rien. Peut-être que quelqu’un s’est lancé à sa poursuite immédiatement après l’explosion.

    — Je ne sais pas. Si c’est le cas, j’espère que ce quelqu’un a réussi à lui démonter sa gueule de petit connard de l’Akatsuki.

    — C’est toi qui parle de petit connard de l’Akatsuki, marmonna Michiko.

    — Oh ça va, on va pas ramener ça sur le tapis maintenant, fit Arina en levant les yeux au ciel, ses joues chauffant un peu.

    Elles s’arrêtèrent alors d’un même mouvement de marcher.

    — Hé, c’est pas Hinata ? Avec Sachiyo ?

    Elles accélérèrent le pas pour rejoindre leur amie, attelée à soigner une Hinata très mal en point.

    — Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

    La jeune fille aux cheveux noirs tourna les yeux vers elles.

    — Elle s’est ruée devant Pain pour protéger Naruto. Mais elle s’en sortira.

    — Naruto ? fit Arina.

    Sachiyo soupira, apparemment fatiguée.

    — Oui. Il a déboulé juste après l’explosion, et s’est battu en duel face aux six Pain. Il en a vaincu cinq, mais… il a pété les plombs après la blessure d’Hinata et il a brisé le sceau qui retenait Kyûbi-

    — Quoi ?!

    — Ça devait être ça la masse de chakra, Arina…

    — Mais et… ils sont passés où, Pain et Naruto ?

    — Pain a attiré Naruto ailleurs. Michiyo les a suivis.

    Arina passa une main sur son front en soupirant.

    — Génial… un Naruto ingérable, un psychopathe qui fait exploser des villages, et Michiyo qui doit gérer les deux en même temps…

    — Je pense que Michiyo est la mieux placée pour raisonner Naruto, fit Michiko en regardant vers la forêt où des arbres déracinés témoignaient bien du passage d’un Naruto en furie.

    — Sûrement…

    * * * *

    — Ça va, tu peux marcher ?

    — Je crois que c’est à moi de te poser la question.

    Trébuchant l’un contre l’autre comme s’ils sortaient de soirée arrosée, Michiyo et Naruto avançaient péniblement dans la forêt en direction de Konoha. A deux, ils avaient fini par écraser le dernier Pain, le principal ; avant qu’ils ne retrouvent la source, celui qui contrôlait tous les Pain. C’était un jeune homme appelé Nagato, accompagné de son amie Konan. Ils avaient discuté, longuement, tous les quatre, des convictions de Nagato notamment. Il avait été un disciple de Jiraya comme Naruto, mais ayant subi de grandes douleurs personnelles il avait employé les grands moyens pour briser le cercle de la haine.

    Mais Naruto était très fort pour faire changer les gens ; en fait, actuellement, il n’y avait que Sasuke qui lui donnait du fil à retordre. Il avait réussi à montrer à Nagato un autre chemin, qu’il voulait incarner et suivre, qu’il trouverait et qu’il apporterait la paix aux Hommes. Et Nagato avait cru en lui. Lui aussi, comme beaucoup d’autres avant lui, en passant par Minato et Jiraya, a placé toute sa confiance en Naruto.

    Pour se faire pardonner de ses erreurs, l’ex-leader de l’Akatsuki avait usé d’un sort, qui avait permis de ramener tous les morts à la bataille face à Pain à la vie ; sort qui avait coûté la vie à Nagato, épuisé en chakra.

    Maintenant, Naruto et Michiyo, épuisés, retournaient vers le village. La jeune fille avait quelques côtes cassées, du sang coulait de sa tempe, et Naruto avait du mal à tenir debout. Heureusement, ils n’étaient plus très loin.

    — J’espère que ça va au village…

    — On ne peut mieux, déclara une voix un peu plus loin.

    Michiyo et Naruto redressèrent la tête d’un même mouvement, pour voir Kakashi et Yamato les attendant un peu plus loin, un grand sourire sur les lèvres de Yamato, qui devait probablement être aussi sur les lèvres de Kakashi bien que le masque en cache la vue aux deux Uzumaki.

    — Kakashi-sensei !

    — Eh bien, Naruto, Michiyo, je crois qu’on peut dire que vous venez de tous nous sauver…

    — Je crois surtout que c’est Naruto le héros, sourit Michiyo en jetant un coup d’œil à son frère.

    — Le village a hâte que vous rentriez.

    Sur ces mots, les deux sensei se dévouèrent pour porter leurs élèves respectifs, à bout de force.

    Et puis, lorsqu’ils parvinrent à la lisière des bois, ce fut l’explosion. Quand Kakashi avait parlé de « hâte », en fait, c’était comme une foule en délire qui acclamait son idole. Naruto écarquilla les yeux quand des mains s’agrippèrent à sa veste pour le tirer vers les gens qui voulaient tous le saluer, lui dire merci. Michiyo était accaparée de questions et de regards pétillants.

    Avec difficulté, Michiko et Arina parvinrent à la rejoindre.

    — Bah dis donc, c’est qu’on commençait à s’inquiéter !

    — Ça va ?!

    — Pas trop mal, sourit Michiyo. On est soulagé d’être enfin à la maison… sans rocher de dix mètres de large qui menace de te tomber dessus.

    * * * *

    — T’es sûr que ça va aller ?

    — Mais oui. On n’est pas non plus en manque de matériel par chez nous, tu sais.

    Assis à même le sol, de simples attelles atour des tibias, Kazuki tâchait de rassurer sa sœur avant de partir. Faute de matériel suite à la destruction du village, et vu le nombre de blessés, Kazuki avait laissé sa place dans la file pour se faire soigner, et voulait qu’on soigne ses jambes chez lui ; il préférait que le village s’occupe de ses propres blessés.

    En attendant il était incapable de se déplacer et Dai, avec son bras cassé, ne pouvait pas le porter. De fait, Michiyo avait accepté les téléporter, lui et Dai car c’était les plus gravement blessés, jusqu’à destination.

    — Faites attention, sourit Michiko.

    — Bonne chance pour la reconstruction… j’essaierai de venir aider dès que mes jambes pourront me porter.

    — Je n’en doute pas.

    — Vas-y fous-toi de moi.

    — Mais non…

    La jeune fille eut un éclat de rire.

    — On y va ? fit Dai, manifestement impatient de se poser dans un lit.

    Michiyo tendit les deux mains, que Dai et Kazuki prirent.

    Dai adressa un petit signe de tête à Arina, sa camarade de combat pendant une journée ; puis l’instant d’après ils avaient disparu. Kumi et Miyu saluèrent les deux kunoichis, et repartirent à pied en discutant de choses et d’autres.

    — Bon, soupira Arina en mettant ses mains derrière son crâne, maintenant faut pas qu’on chôme, avec tout le boulot qu’on va avoir pour reconstruire le village…

    — Ouais…

    Elles restèrent néanmoins un moment en silence, à regarder le ciel ensoleillé, dans le calme, à attendre le retour de Michiyo. Lorsque cette dernière finit par revenir, une vingtaine de minutes plus tard, elle avait un sourire amusé aux lèvres.

    — Dai s’est fait engueuler comme de la merde, ricana-t-elle.

    — Pourquoi ? s’étonna Arina.

    — Parce que, un certain Jun n’était manifestement pas très content de l’état dans lequel est rentré Kazuki…

    — Dai était donc la garde rapprochée de la princesse Kazuki, rit Arina.

    — Je pense surtout que la princesse Kazuki a un ami très protecteur qui se défoule sur la première personne qu’il croise, sourit Michiko.

    — Pauvre Dai, soupira tragiquement Arina.

    — Noon ne me dis pas que c’est ton nouveau crush ? ricana Michiyo.

    — Oh oui, tu sais que j’aime les déserteurs inaccessibles, fit la brune avec un clin d’œil.

    Sur ses mots, elle se remit debout :

    — Bon c’est pas tout ça, mais faut qu’on y aille, sinon on va se faire incendier par Sakura. Elle est un peu à cran depuis que Tsunade est dans le coma…

    — Allez c’est parti, on a du boulot…

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    ENFIN cet épisode avec Pain est terminé omg. C'était long et laborieux mdr


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    Michiyo se redressa péniblement, après que Katsuyu l’eut délivrée de sa protection.

    Si elle avait eu à le décrire, elle aurait été incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait. Là, juste sous ses yeux, là où s’était autrefois trouvé le centre de Konoha, il y avait juste un vaste cratère, dans lequel retombait lentement la poussière. Rien. Il ne restait plus rien de son village, plus rien. Tous les recoins, toutes les boutiques, toutes les maisons, tous les lieux de son enfance… Rien. Plus rien. En une seule technique. Sans que personne ne puisse rien faire.

    La jeune Uzumaki serra les dents à s’en faire mal, tremblant de fureur. « Comment ont-ils pu oser ?! »

    Un hurlement sur sa droite rompit le silence pesant qui s’était abattu. La jeune fille tourna la tête vers Sakura en serrant les lèvres. Elle appelait Naruto.

    Michiyo tourna à nouveau les yeux vers le centre du cratère en pensant à son frère. Il serait fou de rage s’il voyait le village dans cet état. Cependant, elle savait aussi que Naruto était un garçon avec un tempérament assez étrange. Avant, quand il était furieux, Michiyo sentait le chakra de Kyûbi émaner de lui, parfois de manière importante et dangereuse. Mais depuis quelque temps, il avait la tête plus froide et posée. Depuis qu’il s’était entraîné avec Yamato-sensei pour maîtriser sa nouvelle technique, il semblait changé. Son frère devenait considérablement fort, et il savait faire de sa colère une énergie pour devenir plus puissant encore.

    Michiyo eu alors un hoquet de surprise, et écarquilla les yeux. Dans un nuage de fumée blanche, étaient soudainement apparus trois, non, quatre crapauds géants et, sur la tête de l’un deux, la demoiselle reconnut la tête blonde de Naruto.

    Elle eut un maigre sourire.

    — Tu tombes à point, Naruto…

    Avec une grimace, elle posa une main contre son front, prise d’une migraine soudaine. Des flots de paroles jaillissaient dans son crâne. « Tss, c’était bien le moment que ça recommence cette merde… »

    — Maître Hokage !! s’exclama une voix sur sa droite.

    Michiyo plissa les yeux vers le cratère. Une silhouette s’était plantée au-devant des crapauds et de Naruto, en face des six individus roux à piercings, qui ensemble répondaient au nom de Pain, comme l’avait expliqué Katsuyu à chacun des ninjas de Konoha par le biais de ses miniatures.

    La demoiselle n’entendait pas ce qui se disait, en revanche, elle entendait des échos des pensées. Tsunade menaçait ceux qui venaient de détruire son village. Une exclamation de surprise. Au loin, Michiyo vit que Naruto venait d’exploser d’une main l’un des Pain qui s’était élancé vers le Hokage.

    Elle eut un sourire quand la voix de Naruto parvint à ses oreilles malgré la distance.

    — JE VAIS TOUS VOUS EXPLOSER !!!

    « C’est qu’il en est bien capable. »

    La Pain invocatrice invoqua à nouveau son rhinocéros géant.

    L’attention de Michiyo fut détournée par un bruit à sa droite. Gama Kitchi, une des invocations de Naruto, venait d’atterrir là, ramenant une Tsunade affaiblie en lieu sûr.

    La jeune Uzumaki bondit sur ses pieds et se rua vers son Hokage, bientôt  rejointe par Sakura et Sachiyo qui se trouvaient bien évidemment dans le coin puisqu’elles étaient dans l’ancienne zone de l’hôpital.

    — Ne t’inquiète pas, nous prenons la situation en main, murmura Sachiyo à sa mère.

    — Reposez-vous maître, renchérit Sakura.

    Michiyo regarda Tsunade avec surprise, en voyant que le corps de cette dernière avait soudainement pris plusieurs années. Son visage était âgé et fatigué, jamais Michiyo ne l’avait vue ainsi. Cela devait être le contrecoup d’une de ses techniques…

    Elle retourna les yeux vers Naruto. Manifestement, avec l’aide de ses amis crapauds, il venait de mettre K.O trois des monstrueuses invocations de la femme aux piercings, en cinq minutes, alors qu’à elle, Arina, Michiko et encore pleins d’autre ninjas expérimentés ils avaient bataillé avec difficulté pendant bien une heure voire plus pour tâcher de limiter les dégâts.

    — Comment c’est possible…

    — Il maîtrise le Senjutsu, répondit Sachiyo, faisant sursauter Michiyo.

    — Le quoi donc ?

    — Le Senjutsu. C’est l’art de combat des Ermites, Jiraya m’en avait parlé quelques fois. Ces derniers jours, Naruto était parti au mont Myôboku…

    — Comment tu le sais ? fit Michiyo, vaguement vexée qu’on ne l’ait pas mise, elle, au courant.

    Sachiyo haussa les épaules, tout en soignant une des blessures de sa mère.

    — Je traîne souvent vers le bureau du Hokage, tu sais.

    — Certes.

    — Je disais donc… le Senjutsu, l’art des Ermites, utilise l’énergie naturelle, les sens sont décuplés, les techniques aussi, sans même parler de la force et de la résistance physique… c’est un atout considérable en combat. Le souci est que le mode Ermite ne dure pas indéfiniment…

    Michiyo esquissa une grimace, en percevant à nouveau les échos dans sa tête. Naruto était en rage. Manifestement, Pain venait d’évoquer Jiraya. Il parlait de son projet. Il disait qu’il voulait la paix. Naruto lui envoya son impressionnant Orbe Shuriken, dispersant les Pain restant… et découpant l’un d’eux.

    Les attaques s’enchaînaient, rapidement Naruto pu mettre K.O l’invocatrice, avec l’aide des crapauds. Mais, Michiyo, qui était plutôt sensible au chakra, perçut que la puissance folle de son frère s’était volatilisée. Ce chakra Senjutsu n’était plus en lui.

    Puis il reparut un peu plus tard. Michiyo ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, elle était trop loin, et elle ne connaissait pas le fonctionnement du Senjutsu. En fait, Naruto avait laissé des clones loin de la zone de combat accumuler du chakra Senjutsu ; et en annulant l’un de ces clones, il avait pu récupérer le chakra que ce dernier avait produit. Il était ainsi repassé en mode Ermite.

    Il enchaîna les attaques destructrices, les crapauds géants s’y attelant également. Rapidement il ne resta plus que deux Pain en état de se battre.

    Michiyo se remit debout soudainement, dans un geste synchronisé avec Sachiyo. L’un des Pain venait d’attraper Naruto. Elles ne comprirent pas bien ce qui se passa ensuite ; pour une raison qu’elles ne virent pas –Sachiyo avança l’idée que Naruto insufflait du chakra Senjutsu au Pain qui le maintenait, celui absorbait le chakra, ce qui était dangereux pour tout étranger au Senjutsu- il fut libéré… puis l’instant d’après cloué au sol par le dernier Pain, le principal.

    Michiyo les entendit à nouveau, les pensées de Naruto. Pain expliquait son projet. Apporter la paix en faisant connaître au monde la souffrance. Parce que le cercle de la haine devait être rompu. Michiyo n’y comprenait absolument rien ; et manifestement Naruto était aussi perplexe ; et en colère.

    — NARUTO ! hurla Sachiyo.

    Michiyo écarquilla les yeux, puis d’un même geste, elle et Sachiyo se précipitèrent  dans la direction du cratère. Pain venait d’immobiliser d’avantage Naruto en lui plantant des bâtons étranges dans le corps. Du coin de l’œil, la jeune Uzumaki vit une silhouette arriver avant elles.

    C’était Hinata.

    Pain avait reculé, et Hinata se dressait entre lui et Naruto. Elle déclara d’une voix ferme qu’elle ne laisserait personne lui faire de mal.

    — […] Parce que je t’aime, Naruto !

    En d’autres circonstances, Michiyo aurait été surprise. Hinata la timide qui déclare sa flamme…

    Elle se rua vers Pain.

    Il la cloua au sol, comme il l’avait fait avec Naruto.

    Le sang coula.

    Un silence s’abattit. Puis Michiyo eut l’impression que son crâne allait se fendre en deux. La vue trouble, elle trébucha et tomba à genoux.

    — Michiyo ! fit Sachiyo en s’arrêtant.

    Se tenant la tête entre les mains, Michiyo gémit :

    — Naruto… c’est Kyûbi…

    Un peu plus loin, Naruto s’était redressé. Enfin, ce n’était plus tout à fait Naruto. Un étrange monstre rougeâtre à six queues se tenait en face de Pain.

    — Il a brisé le sceau ! murmura Sachiyo, horrifiée.

    Aucune attaque ni aucun mot ne semblait plus atteindre Naruto. Submergé par la rage, il voulait juste décapiter Pain, manifestement. Ce dernier s’éloigna, quittant le village, poursuivit par Naruto. Michiyo redressa la tête et se remit debout. Elle croisa le regard de Sachiyo.

    — Vas-y, murmura cette dernière, je m’occupe d’Hinata.

    La jeune Uzumaki hocha la tête avant de se lancer à la poursuite de son frère.

    Il avait pris une avance importante. Et en vérité, il en valait mieux pour la vie de Michiyo.

    — Bordel c’est quoi, ça ?!

    Des mottes de terre entières s’élevaient dans les airs. Des dizaines et des dizaines… formant une énorme sphère dans le ciel. Michiyo se rapprocha encore, de plus en plus inquiète.

    Une nouvelle migraine, encore plus violente qu’auparavant, lui fit voir des tâches noires. Elle trébucha à nouveau, et sombra dans le noir.

    * * * *

    Elle se retrouva dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, pas du tout comme la forêt qu’elle venait de quitter. On aurait dit une grotte, avec, au fond, une grande et vaste cage. Une silhouette était à genoux un peu plus loin.

    — Naruto ?

    Il ne l’entendit pas.

    A la place, une voix grave, retentissante et menaçante, s’éleva.

    — Anéantis ce qui te fait souffrir… je te délivrerai de tes tourments.

    Naruto se leva, d’une démarche titubante, comme quelqu’un ayant un peu trop bu. Il se rapprocha de la grande cage.

    — NARUTO ARRÊTE !

    Elle ne savait pas ce qu’il allait faire. Elle savait juste que ce n’était pas, mais pas du tout une bonne idée, et, pour une raison qu’elle ne saisit pas, elle avait peur pour son frère.

    Elle cligna des yeux. Naruto ne l’avait pas écoutée. Cependant, une main vint se poser sur son poignet, arrêtant son geste, qui consistait à arracher un parchemin posé sur la grande cage qui, Michiyo le comprit, gardait enfermé en son sein Kyûbi.

    Un homme que Michiyo ne connaissait pas était soudainement apparut. La jeune fille entendit Naruto prononcer les mots « Hokage le quatrième ». Elle écarquilla les yeux. Le quatrième… Minato Namikaze.

    Ce dernier expliqua avec un sourire qu’il avait conçu le sceau de Kyûbi de manière à être invoquer dans la conscience de Naruto si jamais le sceau était fragilisé.

    Naruto marmonna quelques mots que Michiyo ne put entendre, mais elle entendit très clairement le Yondaime répondre :

    — Oui, oui tu es mon fils.

    Il croisa le regard de Michiyo, toujours en arrière.

    — Michiyo.

    Il lui adressa un sourire qui rendit la demoiselle un peu bizarre. Naruto se retourna brusquement, remarquant soudainement la présence de sa sœur.

    — Qu’est-ce que tu fais là ?!

    Michiyo haussa les épaules, signifiant que non, elle ne savait décemment pas comment elle pouvait se trouver dans la conscience de son frère.

    — Eloignons-nous un peu, voulez-vous ? fit tranquillement Minato avant de claquer des doigts.

    Ils se retrouvèrent alors dans un espace autre, plus lumineux, sans Kyûbi rugissant en arrière-plan.

    Michiyo s’avança jusqu’à être à côté de Naruto. Son père. Elle était en face de son père, qu’elle n’avait jamais vu. « Mon… père. »

    Minato adressa un grand sourire à ses enfants.

    — Vous n’avez pas l’air très surpris. Quelqu’un vous avait mis au courant ?

    — Un… ennemi nous en avait touché deux mots, une fois, balbutia Michiyo.

    — Ah, ce seul médecin qui a réussi à survivre à la nuit de votre naissance ? Je vois.

    — Nous n’étions pas sûrs que…

    — Evidemment, sourit l’ancien Hokage. Vous êtes bien nos enfants, à moi et Kushina Uzumaki.

    A ses côtés, Naruto pleurait. Et, honnêtement, Michiyo n’en était pas loin non plus. Elle avait vaguement l’impression que son estomac faisait le grand huit.

    — Papa…

    Michiyo tourna la tête vers son frère, juste à temps pour le voir donner un grand coup de poing dans le ventre de Minato.

    — Mais qu’est-ce que tu fabriques ?! souffla la jeune fille, choquée.

    Il se mit à hurler ce que Michiyo savait qu’il portait dans son cœur depuis des années. Ce qui lui faisait mal, au plus profond de lui-même. La tristesse infinie que lui avait causé la présence du démon en lui, sa solitude. Sa sœur ressentit alors de la peine. Et de la compassion. C’est vrai… pourquoi son propre père lui avait-il infligé ça ?

    Minato ne sembla pas en colère. Il adressa un sourire désolé à Naruto, avant de reprendre la parole :

    — Je sais que ça pas dû être facile pour vous, pendant ces dernières années, surtout pour toi, Naruto. Mais sache que ce n’était nullement pour te punir… sinon pour te donner un atout.

    Michiyo haussa un sourcil, mais ne dit rien, attentive.

    — Il y a… quoi… seize ans, c’est bien ça ? (il continua à l’approbation de Naruto quant à leur âge) Lorsque Kyûbi a attaqué Konoha… le soir de votre naissance… j’ai compris que quelqu’un le manipulait, pour attaquer le village. Pour quelqu’un sachant contrôler un tel démon, il te fallait aussi quelque chose pour le battre, Naruto. Aussi… en scellant Kyûbi… je t’ai laissé l’accès à la moitié de son chakra, en espérant qu’un jour tu saurais le maîtriser. J’en suis désolé si cela t’a rendu malheureux…

    — Qui pourrait posséder une telle puissance ?!

    Minato marqua un temps de silence.

    — L’homme au masque de l’Akatsuki. Pain est sous son contrôle.

    Michiyo eut un vague souvenir d’un type bizarre au masque orange, qui appelait Deidara « senpai ».

    — Ce zigoto qui a l’air d’avoir deux ans d’âge mental ? marmonna-t-elle.

    Minato hocha la tête. Michiyo se pinça les lèvres. Et dire que ce monstre s’était trouvé à quelques pas d’Arina et elle il n’y a pas si longtemps… et que c’était à cause de lui qu’ils n’avaient plus de parents… elle serra les dents et les poings.

    — Mais Pain déteste Konoha, marmonna Naruto.

    — Pain veut briser le cercle de la haine, le cercle des vengeances…

    — Mais…

    — Le système des shinobis est ainsi fait, malheureusement. Il n’est pas facile de trouver une solution pour la paix dans notre monde. Mais j’ai confiance en toi, Naruto, je sais que tu trouveras la réponse.

    Un silence s’installa, jusqu’à ce que Michiyo prenne la parole :

    — Pourquoi avoir scellé Kyûbi en Naruto ?

    Ce dernier la regarda en mode « mais j’ai déjà posé la question……… », mais Minato saisit la nuance dans la question de sa fille :

    — Parce que, quand tu es née, nous avons… déjà sentit le chakra de Kyûbi en toi.

    Michiyo écarquilla les yeux, mais Minato continua :

    — Et comme je ne savais pas quel pourrait être l’impact d’un tel chakra pour un fœtus, je n’ai pas voulu te mettre plus en danger en scellant Kyûbi en toi, c’est pour ça que je l’ai scellé en Naruto.

    — Elle a du chakra de Kyûbi en elle ?! s’exclama ce dernier en fixant sa sœur avec des yeux ronds.

    Le Hokage hocha la tête.

    — C’est faible, mais il y en a. Par ailleurs, je ne suis pas étonné que tu ne t’en sois pas rendu compte Naruto, étant donné la quantité phénoménale de chakra de Kyûbi que tu possèdes déjà en toi… mais toi, Michiyo, tu dois ressentir des choses particulières en présence de Naruto… le chakra du démon que tu as en toi doit, si tu es assez proche, entrer en résonnance avec celui de Naruto.

    La demoiselle eut alors comme un déclic.

    — J’entends les pensées des gens… quand Naruto est dans le coin.

    Minato n’eut pas l’air surpris.

    — C’est bien possible. Sachez d’abord qu’avant toi, Naruto, l’hôte de Kyûbi n’était autre que votre mère, Kushina. Et je pense que, pendant sa grossesse, une partie du chakra de Kyûbi s’est infiltré dans ton organisme Michiyo, et a dû influencer ton développement, notamment le développement cérébral… ne t’inquiète pas, rien de néfaste, ajouta-t-il avec un sourire, mais je pense que c’est pour ça que tu possèdes ce don particulier, qui de plus se manifeste en présence de Naruto, qui porte Kyûbi en lui. Je crois que, si tu parvenais à maîtriser le chakra de Kyûbi que tu possèdes, tu pourrais t’affranchir de cette contrainte, et te servir plus amplement de ce don…

    Lentement, la silhouette de Minato devint de plus en plus pâle.

    — Mon chakra est épuisé. Je vais devoir y aller…

    Il adressa un sourire radieux à ses enfants.

    — Vous êtes l’avenir de Konoha. Vous êtes exceptionnels ; j’ai tout vu au travers des yeux de Naruto. Je place toute ma confiance en vous deux…

    Il avança sa main vers le torse de Naruto.

    — Je vais réparer le sceau de Kyûbi.

    Un dessin complexe se redessina autour du nombril de Naruto, avant que sa silhouette ne se volatilise, laissant le frère et la sœur seuls et chamboulés.

    La jeune fille leva les yeux vers son frère.

    — Ne fais pas de bêtises. Je te rejoins.

    Il lui adressa un grand sourire.

    — Ça va faire un bail qu’on ne s’est pas battu ensemble !

    * * * *

    Michiyo rouvrit les yeux, allongée sur le dos au milieu de la forêt où elle se trouvait précédemment. Elle se redressa, leva les yeux vers la sphère de terre plus loin, dans le ciel. Kyûbi avait disparu. Ne restait qu’un petit point que Michiyo devinait être Naruto, ayant retrouvé sa forme habituelle.

    Une larme roula sur sa joue, pourtant un sourire étirait ses lèvres.

    Elle partit rejoindre Naruto au pas de course.

    ----------

    Ce chapitre était... long xDD c'était un peu galère comme c'était que Naruto qui se battait dans ce passage... mais je suis contente de l'avoir enfin écrit ! J'ai enfin pu expliquer pourquoi Michiyo entendait parfois les pensées des gens... ça faisait des années que j'avais mis au point cette explication... pfiouu xD


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  • #Quand t'as pas d'idées de titre

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    (Ils sont parfaits omg)

     

    Oyez oyez ♥

    Petit point de la situation actuelle !

    En effet, gros boom d'activité depuis ces dernière semaines, ceci étant dû, évidemment, au fait qu'avec Alyna on s'est vues pendant les vacances eeeeet... c'est le drame mdr. Grosse reprise de Naruto et tout et tout... j'me suis remise à regarder des épisodes (et je me suis souvenue pourquoi je haïssais Deidara au début mdr) et aussi à relire des tomes #besoinpourmafic... du coup j'suis souvent en mode "OH PUTAIN J'AVAIS OUBLIÉ CA". Voilà.

    Aussi, vous allez rire, mais on a recommencé une fic Naruto version HP //pneu// (encore et toujours, on ne s'en lassera jamais mdr... et à chaque fois on change le personnel en plus, c'est drôle (vous avez déjà vu Kisame concierge ?)). On a pas vraiment encore discuté du fait de la publier, donc... à voir pour l'instant xD pour ça faudrait qu'on trouve un titre potable aussi, parce que pour l'instant y en a un provisoire pas forcément fameux mdr ("Deidara's life at Hogwarts" c'est beau pourtant non ? 8D)

    Sinon, j'voulais aussi prévenir que le boom d'activité ne durerait peut-être pas très longtemps, avec la rentrée approchant à très grands pas mdr... je rentre en deuxième année de prépa, donc je crains de devoir dire au revoir à mes loisirs dès la deuxième semaine xD parce que l'année dernière quand j'avais du temps libre en général je fixais juste mon ordi d'un regard vide en mode "je n'ai plus l'énergie de faire quoique ce soit de constructif" alors... :'D donc si je redisparais d'Eklablog dès la semaine prochaine ne vous inquiétez pas, c'est juste que je suis en train de pleurer devant une fiche de TD ~ j'essaierai pendant mes temps libres d'avancer petit bout par petit bout ma fic parce que bon tant que je suis lancée ce serait con de s'arrêter comme ça soudainement mdr

    Ah, et j'ai changé deux trois trucs au thème... j'ai la flemme de grapher et de tout changer, donc j'ai juste rajouté un peu de couleurs xD

    Donc voilààà... voilà.

     

    Et juste parce que SasoDei ♥ :

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  • (source : link)

    Arina fit rapidement un point de la situation. Michiyo était à genoux sur les gravats un peu plus loin, tentant de reprendre son souffle, une plaie à la jambe saignant abondamment. Michiko était debout, penchée en avant, la respiration saccadée et les yeux fixés droit devant elle, tandis qu’elle tâchait de retenir d’une main le sang qui lui coulait du nez. Et, la jeune Uchiwa n’était pas en meilleur état, avec son bras tailladé et un filet de sang coulant de sa bouche, goutant sur ses genoux.

    Tout autour, les ninjas de Konoha s’épuisaient rapidement face aux invocations de la femme aux cheveux roux. Ils avaient compris bien vite que, loin d’être de « simples » animaux à tailles monstrueuses, ces invocations étaient particulièrement coriaces. Peu importaient les coups qui leur étaient adressés, elles se régénéraient assez facilement (surtout pour ce chien polycéphale là), ce qui était un poil embêtant. Et les miniatures de Katsuyu, l’invocation limace de Tsunade, qui étaient venus épauler chaque ninja, n’aidaient que pour soigner les blessures.

    Arina se mordit la lèvre. Personne n’avait encore réussi à toucher l’invocatrice. Elle restait en arrière, ne participait nullement au combat, et la brune avait la désagréable impression qu’elle cherchait à atteindre le bâtiment devant lequel tout l’attroupement se trouvait. C’était la Section d’Interrogatoires, et Arina savait qu’en ce moment même une équipe essayait d’extirper des informations à un shinobi que Jiraya avait capturé à Ame, dans l’espoir de trouver des informations supplémentaires sur ce Pain. Ces renseignements étaient vitaux, et ils devaient faire tout ce qu’ils pouvaient pour retarder la femme aux piercings.

    Un tremblement du sol lui fit lever les yeux. Le chien polycéphale fonçait à nouveau dans leur direction. Michiyo et Arina se remirent aussitôt sur leurs jambes, et, sans même se jeter un regard, clamèrent d’une même voix :

    — Katon ! Gōkakyū no jutsu !

    — Fûton ! Atsugai ! renchérit Michiko en visant les attaques de feu de ses camarades.

    L’amplification du feu par un souffle de vent destructeur faisait en général de cette technique combinée un monstre dévastateur, auquel il fallait une sacrée puissance dans les jambes, ou bien une attaque Suiton pour en réchapper sans aucune égratignure. Mais, là où l’attaque l’avait touché, une nouvelle tête poussait sur l’invocation. Michiko serra les dents, jetant un regard de haine à l’invocatrice, toujours en retrait, intouchable.

    Un cri lui fit tourner la tête vers la gauche, les yeux écarquillés.

    — ARINA !

    Michiyo, plus proche, rejoignit la brune au pas de course. Cette dernière s’était accroupie auprès d’un enfant, afin de vérifier s’il allait bien… seulement, le rhinocéros géant chargeait dans leur direction. Arina tourna la tête tandis que l’enfant poussait un cri terrifié. Michiyo posa ses mains sur leurs têtes, et tous trois disparurent pour réapparaitre sur une pile de gravats, plus loin.

    — Merci, souffla Arina en passant une main nerveuse sur son menton où coulait toujours un filet de sang.

    — Tu me dois un resto, fit Michiyo, son regard scrutant les alentours.

    — On verra s’il en reste toujours d’ici-là, grogna l’Uchiwa en jetant un coup d’œil furieux à la rue voisine où aucun des bâtiments n’était entier.

    De son côté, Michiko avait sauté sur un toit proche pour éviter l’attaque de l’animal. Elle fronça les sourcils en remarquant que l’invocatrice était postée sur le dos du rhinocéros, cette fois-ci.

    — Merde…

    La façade de la Section d’Interrogatoires était détruite. Des silhouettes bougeaient derrière le nuage de poussière causé par l’explosion, tandis que la femme aux piercings prononçait quelques mots que Michiko ne put entendre. Cette dernière plissa les yeux. L’invocatrice était beaucoup trop concentrée sur ce qu’il se passait dans le bâtiment. Le chien polycéphale avait été pris en charge par une unité de l’Anbu. La blonde leva alors la main.

    — Fûton ! Kaze no Yaiba ! L’épée du vent !

    Une lame de vent particulièrement tranchante se forma au niveau de ses doigts. Elle prit alors de l’élan, avant de s’élancer en visant le dos de la femme. Elle était déconcentrée… c’était maintenant ou jamais…

    La femme ne bougea pas, cependant, une autre silhouette, massive, surgit à droite et intercepta la jeune Anzai avant qu’elle ne puisse porter son coup. Il l’écrasa au sol, la maintenant par la gorge ; la jeune fille eut un hoquet lorsque ses poumons se vidèrent de l’air qu’ils contenaient sous l’effet du choc.

    C’était un homme de corpulence assez forte, aux mêmes cheveux roux que l’invocatrice, avec d’innombrables piercings au visage également. Et –Michiko ne l’avait pas vu sur la femme, elle était trop loin- des pupilles étranges, plusieurs cercles concentriques dans tout l’œil. La blonde était certaine de n’avoir jamais vu quelqu’un avec de telles pupilles, pourtant elles lui disaient vaguement quelque chose.

    Suffoquant, elle tâcha de donner nombre de coups de pieds dans le ventre de son adversaire, mais il ne lâchait pas. Il dit, d’une voix calme et ferme :

    — Où est Naruto Uzumaki ?

    Les mains serrées autour des doigts du ninja, essayant de desserrer son étreinte, Michiko écarquilla les yeux. Mais oui, bien sûr, ils étaient là pour Naruto… Elle sentait sa réserve de chakra se vider… il lui absorbait du chakra…

    — Je ne… vous le… dirai pas, suffoqua-t-elle.

    D’autant plus qu’elle n’avait pas la moindre idée de où était Naruto. Cela faisait quelques jours qu’il était parti de Konoha, et même Michiyo n’avait pas été informée de l’endroit où il était allé, elle savait juste qu’il était parti s’entraîner.

    Les doigts du ninja se resserrèrent tandis qu’il plissait les yeux, plutôt mécontent de la réponse.

    — Très bien. Tu ne…

    — SUITON ! SUIRYUBEN !

    Michiko sentit la prise sur sa gorge se desserrer avant de disparaître. Elle se remit à genoux, les doigts instinctivement posés sur sa gorge, et leva les yeux vers un homme qui avait créé un fouet formé d’eau qui s’était enroulé autour des bras et du torse du ninja roux, l’ayant forcé à reculer. Le manipulateur du Suiton tourna vers Michiko des yeux gris et froids.

    — Miss Anzai, je vais vous demander de bien vouloir immobiliser cet homme.

    La jeune fille hocha la tête en fronçant les sourcils de concentration, comprenant ce que l’homme allait faire. Ce dernier donna un coup de pied au sol et de l’eau vint s’enrouler autour des chevilles et des mains de l’autre. Cependant, une aura se forma autour de l’homme, et toute l’eau qui le maintenait disparut. Le ninja aux yeux gris poussa un grognement, puis jeta un œil autour de lui pour évaluer la situation. L’invocatrice se battait contre Ibiki et d’autres shinobis. Plus loin, Arina était toujours penchée sur l’enfant qui avait l’air incapable de marcher, Michiyo surveillant les alentours à son côté. Un homme que Michiko ne connaissait pas les avait rejoints.

    Ce dernier était accroupi face à l’enfant qui pleurait à chaudes larmes en jetant des regards terrifiés aux bestioles géantes toujours là.

    — Je crois qu’il s’est cassé une jambe et le poignet lorsque des gravats de taille importante ont volé avec une technique que nous avons lancée, expliqua Arina avec un vague mouvement de la main dans la direction où elle, Michiyo et Michiko avaient exécuté la technique un peu plus tôt.

    — On devrait l’emmener à l’hôpital sans tarder, dit Michiyo en fixant du regard le chien polycéphale occupé avec les membres de l’Anbu, il est en danger ici.

    — Vas-y toi, tu peux te téléporter !

    — Pour ça ce serait bien qu’il se calme un minimum ; c’est un gosse, il contrôle pas son chakra, et je suppose que tu les vois, les vagues de chakra qui émanent de lui à cause de sa panique. Il risque de perturber mon propre chakra et la téléportation risquerait de mal tourner, du style ses deux jambes restent ici.

    L’enfant poussa un gémissement. L’homme qui avait rejoint Michiyo et Arina, qui n’avait rien dit jusque-là, adressa un sourire doux à l’enfant.

    — Je m’appelle Kei. Ça va aller, d’accord ? Regarde.

    Il porta son index et son majeur à ses lèvres, comme s’il les embrassait, avant de les poser sur une plaie qui barrait la joue de l’enfant. Le chakra vert du ninjutsu médical émana alors de ses doigts, et la plaie se referma toute seule. Kei continua, tranquillement :

    — Je ne suis pas ninja médecin, d’autres feront ceci mieux que moi. Tu seras en sécurité là-bas… si tu veux bien laisser cette dame t’y emmener.

    Michiyo, les bras croisés, baissa les yeux vers le gamin. Elle ne sentait plus les vagues de chakra incontrôlées. Elle pouvait effectuer sa technique sans danger pour l’enfant. Ce dernier hocha la tête. La jeune Uzumaki posa alors la main sur sa tête, et ils disparurent tandis que Kei retirait sa main.

    — Au moins ses jambes ne sont pas restées sur place, remarqua Arina en se remettant debout, imitée par le jeune homme.

    Ce dernier croisa le regard d’une femme aux cheveux noirs, un peu plus loin ; il se jeta alors sur Arina pour la plaquer au sol en criant :

    — A terre !

    L’instant d’après, de la foudre noire en forme de panthère passa au-dessus de leur tête pour s’écraser contre le chien polycéphale qui s’échappait progressivement des membres de l’Anbu ; déséquilibré, l’animal bascula sur le côté, provoquant un puissant tremblement de la terre.

    Kei redressa la tête et écarquilla les yeux :

    — DAI ! DERRIERE !

    Lorsque le dénommé Dai, l’homme aux yeux gris, se retourna, il se décala un peu en même temps et Arina put voir Michiko parant avec ses bras une attaque au corps à corps lancée par l’homme roux aux piercings.

    La jeune Uchiwa se remit debout et se précipita à la suite de Kei qui s’était rué en direction de Dai et Michiko. Cette dernière fit un bond en arrière, se pencha afin d’éviter un coup de pied de son adversaire, puis attaqua ce dernier en pivotant sur elle-même en tentant de lui mettre son pied dans le visage. Mais le ninja, en plus d’être particulièrement résistant au ninjutsu, avait une force physique impressionnante ; aussi il lui fut aisé d’attraper Michiko par la cheville et de la fracasser par terre comme si elle ne pesait guère plus que quelques kilos ; ceci dans un craquement inquiétant.

    Le souffle coupé, la jeune kunoichi tenta de se retourner sur le dos, mais le pied de l’homme roux s’écrasa dans son dos, rendant vaine sa manœuvre ; d’autant qu’il maintenait autour de lui une aura telle que les attaques ninjutsu de Dai étaient sans effets. Il dégaina un kunai sans dire un mot, et visa un point entre les omoplates de la jeune Anzai. Il leva le bras ; puis l’abattit. Cependant, Kei s’était interposé, les bras écartés, et le kunai se planta dans son épaule. Il serra les dents, et jeta un regard furieux au membre de l’Akatsuki. Surpris par cette intervention, ce dernier ne para pas le coup que lui porta Arina et fut projeté un peu plus loin.

    Kei s’écarta de Michiko en reculant de quelques pas, la laissant se relever. Elle poussa un petit gémissement en s’appuyant sur sa cheville blessée.

    — Est-ce que ça va ?

    Elle hocha néanmoins la tête et croisa alors le regard du jeune homme. Elle eut un hoquet de surprise. Ce visage, elle ne le connaissait pas, mais dans ces yeux brillaient une lueur de fureur, et, dans l’œil gauche, cette lueur orangée si particulière… « Kazuki ?! »

    — Appelle-moi Kei, fit précipitamment Kazuki avec un regard insistant.

    — Merci, Kei.

    Elle se tourna alors vers Arina qui se battait toujours au corps à corps contre l’homme de l’Akatsuki, avec l’aide de Dai.

    — Il peut absorber le chakra et les techniques ninjutsu, informa Kazuki en se remettant en position de combat.

    — J’avais cru comprendre, marmonna Michiko en l’imitant, en essayant de ne pas appuyer sur sa cheville.

    Cependant, quelque chose d’étrange se passa. Leur ennemi recula soudainement, plissa les yeux, avant de disparaître. Comme ça.

    En plein milieu d’un mouvement, Arina reposa son pied un peu trop brutalement sur le sol et vacilla un peu sur ses jambes avant que Dai ne l’attrape par les épaules pour l’empêcher de tomber.

    — Mais que… il est où ?! rugit la brune, frustrée de s’arrêter soudainement.

    Dai haussa les épaules, avant de tourner les yeux vers le bâtiment de la Section d’Interrogatoires. La femme aux piercings avait aussi disparu, ainsi que ses invocations.

    — Si vous voulez mon avis, ça ne présage rien de bon, marmonna le jeune homme aux yeux gris et glaciaux.

    — Bah, fit Arina en plaçant ses mains derrière son crâne dans une pose détendue, c’est pas plus mal en vrai, parce que bon, il faut dire que…

    Elle ne termina néanmoins pas sa phrase. Un cri s’éleva, un peu plus loin :

    — C’est quoi, ça ?!

    Tous levèrent les yeux vers le ciel, vers lequel se pointaient quelques mains. Un petit point noir s’y élevait, montant de plus en plus haut.

    S’éleva un grand silence. Un peu comme juste avant que la tempête ne s’abatte.

    L’explosion qui s’en suivit fut sans précédent. Personne n’y voyait plus rien, n’entendait plus rien. Tous les cris étaient étouffés par les bruits des chutes de pierres.

    Les miniatures de Katsuyu se déployèrent pour envelopper et protéger chaque être vivant à leur portée.

     

    Aussi incroyable que ce soit, en une seule et même technique, le leader de l’Akatsuki venait de rayer le village de Konoha de la carte.


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  • Les filles se relevèrent un instant plus tard, au milieu des décombres et de la poussière. Plus loin, des civils se redressaient en gémissant, et d’autres ne se relevaient pas.

    Arina, ses Sharingans activés, essuya du sang qui coulait sur sa tempe tout en balayant la rue principale et les ruelles adjacentes des yeux. Elle serra un instant les mâchoires.

    — Des invocations… elles sont tellement nombreuses…

    Tout en sortant un kunai de sa sacoche, Michiyo se pinça les lèvres.

    — Il y a d’énormes émanations de chakra qui sont apparues… et j’ai bien l’impression qu’il y en a un peu partout dans le village.

    — Vous pensez qu’il s’agit de l’Akatsuki ? demanda Michiko en levant les yeux vers un nuage de poussière qui s’élevait dans le ciel, plusieurs rues plus loin.

    — Ne vous posez pas trop de questions ! On n’a pas le temps ! s’exclama une voix dans leur dos.

    Sakura les dépassa alors en trombe, accompagnée de Sachiyo et de quelques autres ninjas médecins, pour porter secours aux blessés de l’explosion.

    Se mettant à courir à leur tour, les trois jeunes filles se dirigèrent vers des éclats de voix ponctués de bruits d’explosions et de cris. Alors, au coin d’une ruelle, elles distinguèrent nettement deux monstres gigantesques ; un mille-pattes et un rhinocéros, sur lesquels s’acharnaient de nombreux shinobis.

    — Ma proposition première est de démembrer l’insecte géant, marmonna Michiyo avec une grimace.

    — Proposition acceptée, souffla Michiko en composant quelques mudras.

    Un souffle de vent particulièrement tranchant tourbillonna vers le monstre, mais ne sembla pas lui faire plus de mal qu’une mouche se posant sur le dos d’un bœuf. Michiko claqua la langue contre son palais, l’air contrarié. Elle écarquilla un peu les yeux lorsque l’autre monstre se tourna vers elle afin de, manifestement, décider que c’était plutôt sympa, de l’attaquer. Les trois coéquipières durent se séparer afin d’éviter de se faire embrocher par la corne du rhinocéros qui devait au moins faire la taille de deux ou trois individus normaux de son espèce.

    Une fois les pieds posés sur le toit d’un bâtiment proche, Michiko la vit alors. Une jeune femme aux cheveux roux flamboyants, le visage entièrement percé de piercings, la cape aux caractéristiques nuages rouges sur les épaules, derrière ses invocations, fixait les shinobis qui se battaient avec un regard neutre mais concentré. Jamais Michiko n’avait vu cette membre de l’Akatsuki, et pourtant, elle semblait se battre avec détermination ; sans un mot ; faisant juste appel à une incroyable puissance. La jeune Anzai plissa les yeux. Au loin, elle voyait une unité de l’Anbu s’approcher. D’autres explosions rasèrent quelques bâtiments environ trois-cents mètres plus loin, amenant un vent chargé de poussière qui firent voler les cheveux de la blonde. S’accroupissant afin de croiser le regard d’Arina et Michiyo en contrebas afin d’effectuer une de leurs techniques à trois, elle se dit avec inquiétude que cette bataille n’allait pas être la plus simple qu’elle ait pu vivre. Disons qu’elle n’avait pas expérimenté une attaque directe au village depuis un bout de temps…

    * * * *

    Itachi tituba jusqu’à la sortie de la caverne dans laquelle il résidait encore. Il était encore faible, avait encore du mal à se mouvoir et malaxer du chakra lui arrachait souvent un râle douloureux. Sachiyo était revenue le voir entre temps, elle essayait de soigner ses yeux. Elle avait dit qu’elle soupçonnait le pouvoir du Mangekyô Sharingan de lui brûler petit à petit la rétine ; elle cherchait donc un moyen de soigner, de renouveler celle-ci. Le seul avantage de la situation, c’était que, trop faible encore pour l’activer, Itachi ne s’abimait plus autant les yeux qu’avant.

    Essoufflé, il tomba, un genou à terre, avant de lever les yeux vers le ciel, comme cherchant de la lumière. « Il ne faut pas… il faut que… les prévenir… ».

    Il tendit péniblement le bras devant lui, où un corbeau vint se poser.

    — Va, souffla le jeune homme entre ses dents. Les Nukenins…

    L’oiseau cligna des yeux et prit son envol ; le message semblait avoir été parfaitement clair.

    Itachi s’assit, tachant de remettre de l’ordre dans ses pensées. Il faisait particulièrement attention à ne pas se faire repérer par l’Akatsuki en particulier, parce que l’effet de surprise qu’il conservait soigneusement pourrait tout simplement tomber à l’eau. Pour autant, il n’avait pas complètement rompu le lien qui reliait tous les membres de l’organisation entre eux. Il l’avait atténué, tellement atténué que personne parmi les déserteurs ne pouvait détecter sa présence, mais il était toujours là. Ainsi, Itachi percevait encore de temps à autre des bribes de ce que faisaient ses anciens camarades.

    Il se doutait que son ancien supérieur, Pain, comptait lancer l’offensive sur Konoha un jour ou l’autre, mais il ne pensait pas que cela adviendrait si tôt. Il savait que Pain était redoutable, avec des pupilles inégalées, probablement plus puissantes que les siennes. Et lui, il était là… à moitié effondré dans une caverne. Alors qu’il était libéré de ses obligations vis-à-vis de l’Akatsuki, il ne pouvait aller aider personne. Avec un goût amer dans la bouche, Itachi eut la vague et désagréable impression d’être du jour au lendemain devenu un être faible.

    Il souffla lentement par le nez. Il avait fait ce qu’il a pu. Il savait qu’il avait prévenu les bonnes personnes. Ils les avaient observés, il savait qu’ils aideraient Konoha comme tout ninja du village. Et il s’était arrangé pour n’avoir personnellement jamais affaire à eux, sait-on jamais s’il en avait besoin un jour… ils ne sauraient certainement pas que ce corbeau venait de lui, Itachi Uchiwa qui avait trahi sa famille. Même eux n’étaient pas au courant de la vérité…

    Le jeune homme s’appuya contre un épais tronc d’arbre.

    Il en allait mieux ainsi, de toute façon.

    * * * *

    Kazuki nettoyait nerveusement kunais et shurikens. A côté de lui, un jeune homme brun lisait attentivement un nouvel ordre de mission confiée par Kumo.

    Le jeune Anzai revenait juste de sa dernière mission qui, entre autre, avait consisté à espionner des sbires de l’Akatsuki. Avec son dôjutsu, il était souvent assigné aux missions d’espionnage et de renseignement.

    Et sa mission ne s’était pas excessivement bien passée. En effet, il avait fini par se faire prendre alors qu’il était non loin d’un des repères de l’organisation criminelle, et leur marionnettiste avait bien failli avoir sa peau, s’il n’avait pas eu un expert en poison dans son équipe. Le brun à ses côtés était autrefois ninja médecin dans son village, mais il avait été accusé d’empoisonnement sur un villageois et exilé. Ce que personne n’avait su, c’était que le Raikage lui avait ordonné cette exécution car ledit villageois était un espion qui avait bien failli mener des criminels à son village pour le détruire.

    Enfin. Ce n’était pas cela qui rendait Kazuki nerveux. C’était plutôt ce qu’avait insinué le marionnettiste. Il lui avait parlé de Konoha. Et ce n’était pas pour vanter la beauté de ses parterres de fleurs.

    Le jeune déserteur était inquiet. On lui avait formellement interdit de remettre les pieds au village sauf en cas d’urgence, et certainement pas à visage découvert. Tous les Nukenins présents ici avaient, avec la complicité du chef de leurs villages respectifs, créé une fausse identité, avec laquelle ils pouvaient venir dans le village en cas d’urgence. Kazuki avait hésité plusieurs fois à utiliser cette identité pour jeter un œil au village, mais il avait toujours réussi à s’en abstenir.

    Mais cette fois-ci, il était réellement nerveux. Ses mains tremblaient –peut-être aussi encore à cause des résidus de poison qui pouvaient encore être présents dans son corps- tandis qu’il effaçait les traces de sang de ses kunais.

    Il sursauta en sentant une pression sur son épaule, et son camarade à côté de lui réagit instantanément en dégainant un shuriken. Il s’arrêta néanmoins, pris au dépourvu, en se retrouvant face à un corbeau.

    — Qu’est-ce que… ?

    Mais Kazuki écarquilla les yeux. Devant ses pupilles défilaient des images, et puis surtout un message s'imprimait dans son crâne. « Konoha. Akatsuki. Danger. »

    — J’en étais sûr, marmonna-t-il en se mettant brutalement debout, sous le regard surpris de son ami. Il faut que j’aille à Konoha.

    — Ta sœur a un problème ? demanda le brun d’une voix douce.

    — Non. Tout le village a un problème.

    Kazuki ne faisait pas confiance à tous les déserteurs présents, certains dont le village d’origine avait des différends avec Konoha ; mais il savait que, outre les anciens habitants de son village, il pouvait faire confiance à Jun, bien qu’il soit de Kumo.

    — Je viens avec toi, déclara ce dernier en se levant à son tour.

    Le jeune Anzai tourna les yeux vers lui.

    — Non. Tu ne peux pas rentrer à Konoha, ta fausse identité te dit de Kumo. Je ne suis pas bien sûr que nos shinobis soient rassurés de voir un ninja de Kumo qu’ils n’ont jamais vu alors qu’il se font attaquer par l’Akatsuki.

    Jun parut un peu peiné, mais acquiesça tout de même.

    — Tu veux que je prévienne Keiko, Miwa et Eita ?

    — S’il te plait.

    Jun lui adressa un sourire, avant de s’éclipser.

    En l’attendant, Kazuki s’attela à changer son apparence pour adopter celle de Kei, ninja de Konoha souvent en voyage, la fausse identité que lui avait créée le Hokage lorsqu’il avait quitté le village. A l’aide d’une technique de métamorphose, ses traits devinrent plus arrondis, plus doux, ses cheveux virèrent au blond, son œil droit devint noisette comme l’œil gauche, et ses vêtements, portant notamment le symbole du clan Anzai, devinrent ceux que portent habituellement les jônins de Konoha.

    Ceci fait, il croisa les bras en attendant ses camarades, qui devaient eux-mêmes changer leur apparence. Il se pinça les lèvres. Une attaque de l’Akatsuki…

    Il les vit enfin s’avancer vers lui d’un pas pressé, talonnés par Jun. Ils avaient également adopté les uniformes traditionnels de Konoha, changé la couleur de leurs cheveux et de leurs yeux.

    Keiko avait alors de longs cheveux noirs et des yeux verts et se nommait Kumi ; Miwa devenait brune aux yeux noisette et se faisait appeler Miyu, et Eita devenait Dai, grand jeune homme aux cheveux blanchâtres, avec une cicatrice lui barrant la joue.

    — Jun a dit que Konoha avait des ennuis, marmonna ce dernier d’une voix grave en croisant les bras.

    — L’Akatsuki, répondit précipitamment Kazuki, je vous expliquerai ce que je sais en route.

    Il ne savait pas trop pourquoi il faisait confiance à un corbeau. C’était peut-être stupide, peut-être un piège. Mais il avait un très mauvais pressentiment.

    Il esquissa un mouvement pour partir, mais Jun le retint par la manche.

    — Sois prudent. Soyez prudents.

    Le jeune Anzai hocha la tête puis, suivi de ses camarades, se dirigea vers le chemin.

     

    Direction Konoha.

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    Mdrrr oui ça sort de nulle part xDD mais voilà, la reprise fracassante *ou pas* de cette fic. Après deux ans oui oui. La faute à Alyna vous savez. Bref. Je dis pas que je vais redevenir hyper régulière, mais je vais essayer de l'avancer un peu, quand j'aurai le temps (j'profite encore de la fin des vacances) xD.

    Voilà. Love et paillettes. ♥


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